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Chronique de Moritz : "Intelligence créative"

Publié le : 08-10-2018

Gérard Pouettre Moritz désespère d'être peu créatif... mais se trouve tout de même des qualités qui pourraient convenir. Rassurez-vous : grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration), qui veillent sur lui, il continuera d'intervenir dans le Journal de François pour notre plus grand plaisir.

 

MoritzIntelligence créative

On attribue beaucoup de qualités aux chats, mais il n’est jamais question de leur créativité. Moritz a beau réfléchir, il ne se trouve aucune vertu créative. Est-il un cas particulier ou est-ce le fait de l’espèce féline ? il a bien essayé de sculpter des motifs artistiques avec ses griffes sur une planche mais le résultat n’était pas concluant.
Il a alors recherché quel est le profil type du créateur. En résumant l’actualité récente de LCP (Le Chat Psychologue) et de Sciences et Vie du Chat, il aboutit au portrait-robot suivant : un lycéen chinois introverti pratiquant le football et sortant de sa zone de confort.

Moritz en est assez éloigné, mais pas totalement désespéré, et regarde donc de plus près ces critères.
Sortir de sa zone de confort est aux antipodes de son mode de vie. A la rigueur, monter dans un arbre sans se poser la question de la descente, mais la prise de risque est limitée. Par contre, contourner les obstacles et avoir un don d’observation sont des aptitudes dans lesquelles ils se retrouve.
Tout n’est donc pas perdu. Moritz se juge bon footballeur ; son cerveau doit certainement posséder les connexions permettant une excellente maitrise de l’espace-temps, qualité spécifique des meilleurs joueurs de football. Bien sûr, il joue seul, sans adversaire, dans un espace restreint mais c’est tout de même un bon point.
Contrairement à un cliché, les introvertis sont aussi créatifs que les extravertis voire plus : en effet, la solitude est une source d’apprentissage, de même que rêvasser et méditer activent l’imagination alors qu’une stimulation excessive freine la performance. Moritz se retrouve tout à fait dans ces pratiques : solitaire, rêveur, méditatif ! Encore un bon point.

Mais comment se rapprocher du lycéen chinois ? Il doit en partie sa réussite scolaire à sa concentration supérieure. Moritz juge sa capacité de guetter puis d’hypnotiser une souris, un orvet, une mouche, etc… très satisfaisante. Mais la différence avec le lycéen, c’est qu’il n’est pas surveillé par des caméras utilisant la reconnaissance faciale pour détecter son niveau d’attention et de concentration. Là Moritz est dubitatif : doit-il se livrer à l’expérience (certes réussie) menée dans quelques lycées chinois au prix de sa liberté ?

Reste le dernier point : le genre. Des travaux de chercheurs en neurosciences auraient conclu que l’intelligence créatrice serait un peu plus masculine que féminine. Moritz aurait pu marquer un nouveau point mais il n’accepte pas l’idée d’inégalités de genre. Il refuse de discriminer les chattes du voisinage. D’ailleurs, ces travaux ne font pas l’unanimité et certains parlent même de neuro sexisme.
Tout compte fait, il n’est pas si loin du créateur type mais le plus dur, ce sera de sortir de sa zone de confort, dit-il en baillant sur son coussin.

Gérard Pouettre Moritz désespère d'être peu créatif... mais se trouve tout de même des qualités qui pourraient convenir. Rassurez-vous : grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration), qui veillent sur lui, il continuera d'intervenir dans le Journal de François pour notre plus grand plaisir.

 

MoritzIntelligence créative

On attribue beaucoup de qualités aux chats, mais il n’est jamais question de leur créativité. Moritz a beau réfléchir, il ne se trouve aucune vertu créative. Est-il un cas particulier ou est-ce le fait de l’espèce féline ? il a bien essayé de sculpter des motifs artistiques avec ses griffes sur une planche mais le résultat n’était pas concluant.
Il a alors recherché quel est le profil type du créateur. En résumant l’actualité récente de LCP (Le Chat Psychologue) et de Sciences et Vie du Chat, il aboutit au portrait-robot suivant : un lycéen chinois introverti pratiquant le football et sortant de sa zone de confort.

Moritz en est assez éloigné, mais pas totalement désespéré, et regarde donc de plus près ces critères.
Sortir de sa zone de confort est aux antipodes de son mode de vie. A la rigueur, monter dans un arbre sans se poser la question de la descente, mais la prise de risque est limitée. Par contre, contourner les obstacles et avoir un don d’observation sont des aptitudes dans lesquelles ils se retrouve.
Tout n’est donc pas perdu. Moritz se juge bon footballeur ; son cerveau doit certainement posséder les connexions permettant une excellente maitrise de l’espace-temps, qualité spécifique des meilleurs joueurs de football. Bien sûr, il joue seul, sans adversaire, dans un espace restreint mais c’est tout de même un bon point.
Contrairement à un cliché, les introvertis sont aussi créatifs que les extravertis voire plus : en effet, la solitude est une source d’apprentissage, de même que rêvasser et méditer activent l’imagination alors qu’une stimulation excessive freine la performance. Moritz se retrouve tout à fait dans ces pratiques : solitaire, rêveur, méditatif ! Encore un bon point.

Mais comment se rapprocher du lycéen chinois ? Il doit en partie sa réussite scolaire à sa concentration supérieure. Moritz juge sa capacité de guetter puis d’hypnotiser une souris, un orvet, une mouche, etc… très satisfaisante. Mais la différence avec le lycéen, c’est qu’il n’est pas surveillé par des caméras utilisant la reconnaissance faciale pour détecter son niveau d’attention et de concentration. Là Moritz est dubitatif : doit-il se livrer à l’expérience (certes réussie) menée dans quelques lycées chinois au prix de sa liberté ?

Reste le dernier point : le genre. Des travaux de chercheurs en neurosciences auraient conclu que l’intelligence créatrice serait un peu plus masculine que féminine. Moritz aurait pu marquer un nouveau point mais il n’accepte pas l’idée d’inégalités de genre. Il refuse de discriminer les chattes du voisinage. D’ailleurs, ces travaux ne font pas l’unanimité et certains parlent même de neuro sexisme.
Tout compte fait, il n’est pas si loin du créateur type mais le plus dur, ce sera de sortir de sa zone de confort, dit-il en baillant sur son coussin.


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