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"Chronique de Moritz" : Science sans conscience…

Publié le : 12-02-2018

Gérard Pouettre Vous l'avez découvert en début d'année et vous l'avez aussitôt adopté ! Moritz, "notre" chat noir, bienveillant, européen et très connecté à l'actualité revient pour nous délivrer son point de vue sur ce monde qui l'entoure.… Grâce à Gérard Pouettre, il intervient régulièrement dans le Journal de François pour notre plus grand plaisir. Et merci à Jean-Marie Brochard pour ses illustrations de Moritz !

 

Moritz (illustration Jean-Marie Brochard)Science sans conscience…

Moritz est à la fois séduit et effrayé par les progrès de la science et de la technique. Il jette toujours un œil sur Sciences et Vie du Chat mais sa lecture lui laisse une impression mitigée. Il sait que le vétérinaire est utile même s’il y va à reculons, que la voiture est importante pour accompagner ses maitres et ne pas rester seul dans son coin, que l’ordinateur lui permet de s’exprimer mais son identité animale le pousse à quelques réticences.
L’éventualité d’être servi par un robot lui parait inconcevable. Rien que le terme d’intelligence artificielle lui parait incongru. Il lui a déjà fallu admettre récemment que les plantes pensent : les arbres sauraient en effet communiquer, s’entraider et se défendre. Effectivement, quand il s’est mis à se frotter au pied du hêtre, il a ressenti quelques ondes lui traverser le corps. Ce fut un choc pour Moritz qui ne reconnaissait que deux intelligences, animale et humaine.
Alors quand Amazon dévoile cinq nouveaux objets intelligents, il est perplexe. Entre autres, des enceintes intelligentes, un smart réveil intelligent et une ampoule intelligente. Bien sûr, il ne voit pas l’utilité d’une ampoule qui s’allume à chaque passage puisqu’il est nyctalope – il aime bien ce mot qui lui donne une certaine singularité – mais reconnait que cela peut l’être pour certains humains. Même à l’origine des espèces animales, cette ampoule ne leur aurait pas servi car une recherche vient de montrer qu’avant la disparition des dinosaures, tous les animaux étaient nocturnes.

Pour en revenir à l’intelligence artificielle, il a entendu parler d’un bus intelligent, sans chauffeur, capable de traverser des carrefours, dans un pays dont il ignorait l’existence : l’Estonie. Sur Mikipedia, ils ont affirmé que ce pays avait dix ans d’avance sur les autres pour les nouvelles technologies ; tout sera rapidement mis en ligne, comme ils disent, ce qui reste assez mystérieux pour Moritz. Mais il est impressionné par ce petit pays, comme quoi une taille importante n’est pas toujours nécessaire pour s’imposer.
C’est ce que confirme une étude scientifique menée sur 474 espèces animales : « Qu'ils nagent, qu'ils courent ou qu'ils volent, la vitesse des animaux dépend de leur taille mais les plus costauds ne sont pas les plus rapides ». Moritz tire une certaine fierté du résultat : c’est un cousin félin, le guépard, qui est champion du monde car sa faculté d’accélération est impressionnante grâce à son équilibre entre poids et muscles. En passant devant le miroir, il est assez content de son propre équilibre ; il y a bien quelques rondeurs qui peuvent freiner l’accélération mais c’est l’hiver !
Google aurait donc dû utiliser le guépard pour cartographier la terre le plus vite possible. Mais ils ont préféré le mouton. Moritz n’apprécie pas trop la valorisation du mouton, il a déjà évoqué ce problème, mais on peut comprendre Google : domestiquer le guépard aurait été présomptueux et ce n’est pas la vitesse qui compte pour filmer à 360° sans à-coups. Et il faut admettre qu’on trouve des moutons un peu partout sur terre. Alors, comme disent les vieux humains, faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Ce mariage des nouvelles technologies avec les qualités animales est tout de même une forme de reconnaissance.

Gérard Pouettre Vous l'avez découvert en début d'année et vous l'avez aussitôt adopté ! Moritz, "notre" chat noir, bienveillant, européen et très connecté à l'actualité revient pour nous délivrer son point de vue sur ce monde qui l'entoure.… Grâce à Gérard Pouettre, il intervient régulièrement dans le Journal de François pour notre plus grand plaisir. Et merci à Jean-Marie Brochard pour ses illustrations de Moritz !

 

Moritz (illustration Jean-Marie Brochard)Science sans conscience…

Moritz est à la fois séduit et effrayé par les progrès de la science et de la technique. Il jette toujours un œil sur Sciences et Vie du Chat mais sa lecture lui laisse une impression mitigée. Il sait que le vétérinaire est utile même s’il y va à reculons, que la voiture est importante pour accompagner ses maitres et ne pas rester seul dans son coin, que l’ordinateur lui permet de s’exprimer mais son identité animale le pousse à quelques réticences.
L’éventualité d’être servi par un robot lui parait inconcevable. Rien que le terme d’intelligence artificielle lui parait incongru. Il lui a déjà fallu admettre récemment que les plantes pensent : les arbres sauraient en effet communiquer, s’entraider et se défendre. Effectivement, quand il s’est mis à se frotter au pied du hêtre, il a ressenti quelques ondes lui traverser le corps. Ce fut un choc pour Moritz qui ne reconnaissait que deux intelligences, animale et humaine.
Alors quand Amazon dévoile cinq nouveaux objets intelligents, il est perplexe. Entre autres, des enceintes intelligentes, un smart réveil intelligent et une ampoule intelligente. Bien sûr, il ne voit pas l’utilité d’une ampoule qui s’allume à chaque passage puisqu’il est nyctalope – il aime bien ce mot qui lui donne une certaine singularité – mais reconnait que cela peut l’être pour certains humains. Même à l’origine des espèces animales, cette ampoule ne leur aurait pas servi car une recherche vient de montrer qu’avant la disparition des dinosaures, tous les animaux étaient nocturnes.

Pour en revenir à l’intelligence artificielle, il a entendu parler d’un bus intelligent, sans chauffeur, capable de traverser des carrefours, dans un pays dont il ignorait l’existence : l’Estonie. Sur Mikipedia, ils ont affirmé que ce pays avait dix ans d’avance sur les autres pour les nouvelles technologies ; tout sera rapidement mis en ligne, comme ils disent, ce qui reste assez mystérieux pour Moritz. Mais il est impressionné par ce petit pays, comme quoi une taille importante n’est pas toujours nécessaire pour s’imposer.
C’est ce que confirme une étude scientifique menée sur 474 espèces animales : « Qu'ils nagent, qu'ils courent ou qu'ils volent, la vitesse des animaux dépend de leur taille mais les plus costauds ne sont pas les plus rapides ». Moritz tire une certaine fierté du résultat : c’est un cousin félin, le guépard, qui est champion du monde car sa faculté d’accélération est impressionnante grâce à son équilibre entre poids et muscles. En passant devant le miroir, il est assez content de son propre équilibre ; il y a bien quelques rondeurs qui peuvent freiner l’accélération mais c’est l’hiver !
Google aurait donc dû utiliser le guépard pour cartographier la terre le plus vite possible. Mais ils ont préféré le mouton. Moritz n’apprécie pas trop la valorisation du mouton, il a déjà évoqué ce problème, mais on peut comprendre Google : domestiquer le guépard aurait été présomptueux et ce n’est pas la vitesse qui compte pour filmer à 360° sans à-coups. Et il faut admettre qu’on trouve des moutons un peu partout sur terre. Alors, comme disent les vieux humains, faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Ce mariage des nouvelles technologies avec les qualités animales est tout de même une forme de reconnaissance.


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1 commentaire(s)

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Olec - Il y a 8 mois
Que faire selon Moritz pour avoir moins de moutons sous le canapé ou de « couch potatoes » sur le canapé ?
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